Formation hygiène en restauration collective à Lyon

L'Hebdo CHR

Un restaurant scolaire, un EHPAD ou une crèche ne sont pas des restaurants en plus grand. Plats témoins, réchauffage, liaison froide, EGAlim, publics sensibles : c’est un autre régime réglementaire, et un formateur qui ne connaît que le commercial passe à côté.

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7 hen intra, dans vos locaux
900 €net de taxe, le groupe
12participants au maximum
5 joursla conservation des plats témoins

Cette formation s’adresse aux équipes de restauration collective : cuisines centrales, restaurants scolaires, EHPAD, crèches, foyers, restaurants d’entreprise et d’administration. Elle ne remplace pas la formation hygiène de 14 heures de la restauration commerciale — elle répond à des obligations qui n’existent pas dans le commercial.

Au sommaire
  1. Pourquoi le collectif n’est pas du commercial en plus grand
  2. Les obligations sanitaires propres à la collectivité
  3. La couche que presque personne ne forme : EGAlim et nutrition
  4. Les publics sensibles
  5. Notre formation : le déroulé des sept heures
  6. Pour qui, où, à quel tarif
  7. Nos agréments

1. Pourquoi le collectif n’est pas du commercial en plus grand

Le socle est commun : le règlement (CE) n° 852/2004 s’applique aux deux, avec la même exigence de plan de maîtrise sanitaire fondé sur les principes HACCP. Au-delà, tout diverge.

Restauration commercialeRestauration collective
Formation obligatoire14 heures, au moins une personne (décret n° 2011-731)Pas de durée imposée par ce décret : c’est le règlement 852/2004 qui exige une formation adaptée aux tâches de chacun
Plats témoinsNon obligatoiresObligatoires
Remise en températureNon encadré spécifiquementDe 10 °C à 63 °C en moins d’une heure
Livraison vers d’autres sitesSans objetAgrément sanitaire ou dérogation à l’agrément
ApprovisionnementLibreEGAlim : 50 % de produits durables et de qualité, dont 20 % de bio
ConvivesChoisissent leur plat, et leur restaurantNe choisissent ni l’un ni l’autre — et sont souvent des publics sensibles
La conséquence pratique

Une formation hygiène achetée sur catalogue, construite pour un restaurant de quartier, ne traite ni les plats témoins, ni le barème de réchauffage, ni la durée de vie des préparations en liaison froide, ni EGAlim. Vos équipes en sortiront avec une attestation et sans les réponses aux questions que la DDPP leur posera.

C’est la raison pour laquelle nous ne vendons pas ici notre programme commercial en changeant la couverture.

2. Les obligations sanitaires propres à la collectivité

Elles découlent principalement de l’arrêté du 21 décembre 2009. Ce sont les points sur lesquels les inspections se concentrent, et ce sont exactement ceux que la formation traite en priorité.

ObligationCe que dit le texte
Plats témoins Des portions de 80 à 100 g de chaque plat servi, conservées entre 0 et 3 °C pendant au minimum 5 jours après la dernière consommation. Identifiées, datées, inviolées.
Refroidissement rapide De plus de +63 °C à moins de +10 °C en moins de deux heures.
emise en température chauffage De +10 °C à +63 °C en moins d’une heure. C’est le barème que les équipes connaissent le moins.
Maintien au chaud Plus de +63 °C jusqu’au service.
Maintien au froid Moins de +3 °C, avec une tolérance jusqu’à +10 °C pendant moins de deux heures avant le service.
Durée de vie J+3 au maximum pour les préparations réalisées à l’avance, en l’absence d’études de vieillissement validées.
Déclaration ou agrément Production consommée sur place : déclaration d’activité auprès de la DDPP (Cerfa n° 13984). Cuisine centrale livrant d’autres sites : agrément sanitaire ou dérogation à l’agrément.
Les deux questions qui piègent le plus souvent

« Combien de temps garde-t-on les plats témoins ? » La réponse courante est « trois jours ». C’est faux : le minimum est de cinq jours après la dernière consommation. Sur un repas du vendredi, cela vous mène au mercredi suivant.

« Peut-on préparer le lundi pour le jeudi ? » Pas sans étude de vieillissement validée. La règle par défaut est J+3, et elle se compte à partir de la fabrication, pas de la mise au froid.

3. La couche que presque personne ne forme : EGalim et nutrition

Voilà ce qui distingue vraiment une formation collective sérieuse d’un programme commercial recyclé. Vos obligations ne s’arrêtent pas à la sécurité sanitaire : elles portent aussi sur ce que vous achetez et sur ce que vous servez.

Depuis 2022

50 % durables, dont 20 % bio

En valeur d’achat, l’approvisionnement doit comporter au moins 50 % de produits durables et de qualité, dont au moins 20 % issus de l’agriculture biologique. Article L.230-5-1 du code rural et de la pêche maritime.

Chaque année

L’information des convives

Vous devez informer vos convives, au moins une fois par an, de la part de produits durables et de qualité entrant dans la composition des repas servis. Beaucoup d’établissements l’ignorent, ou le font sans traçabilité.

Scolaire

Le menu végétarien hebdomadaire

Au moins un menu végétarien par semaine en restauration scolaire — sans viande, poisson, crustacés ni fruits de mer. Expérimenté par EGalim, pérennisé par la loi Climat et résilience du 22 août 2021.

Depuis 2025

Les contenants plastiques

Fin des contenants alimentaires de cuisson, de réchauffage et de service en plastique dans la restauration collective. Un changement d’équipement qui se prépare, et qui modifie vos process de liaison.

Obligatoire

Le diagnostic gaspillage

Démarche de lutte contre le gaspillage alimentaire, avec diagnostic préalable, et mise en place du don alimentaire au-delà de certains seuils.

Le lien

Ce que ça change en cuisine

Un changement de fournisseur pour atteindre les seuils EGAlim change vos fiches techniques, vos allergènes et vos durées de vie. C’est votre plan de maîtrise sanitaire qui bouge derrière, pas seulement votre bon de commande.

Le point honnête sur EGAlim

Ces obligations ne sont pas assorties de sanctions pénales : le législateur a fait le choix du contrôle par la transparence plutôt que par l’amende. Ça ne les rend pas facultatives pour autant — une collectivité qui ne les tient pas s’expose à la question en conseil municipal, à la demande d’un parent d’élève, ou à un article dans la presse locale.

Nous vous disons ce qui est sanctionné et ce qui ne l’est pas. Vous saurez où porter l’effort en premier.

4. Les publics sensibles

Un convive de restauration collective ne choisit ni son plat, ni son établissement, et il est souvent plus vulnérable qu’un client de restaurant. Cette réalité change l’exigence, et elle change ce qu’on enseigne.

Ce que ça implique

  • Jeunes enfants et personnes âgées : sensibilité accrue aux toxi-infections, et conséquences plus graves à dose égale.
  • Textures modifiées en EHPAD : mixés et hachés multiplient les manipulations, donc les contaminations possibles.
  • Allergies et PAI : en milieu scolaire, le projet d’accueil individualisé impose une traçabilité nominative du plateau, pas seulement une fiche allergènes.
  • Régimes spécifiques : sans sel, sans porc, diabétique — autant de lignes de production parallèles à sécuriser.

Ce qu’on travaille en séance

  • La séparation réelle des circuits propres et sales dans votre cuisine, pas dans un schéma théorique.
  • Le relevé qui tient quand l’équipe est en sous-effectif — le seul qui soit encore rempli au bout de six mois.
  • Les gestes qui posent problème en service, repérés sur place et corrigés avec l’équipe.
  • Les réponses à donner à un inspecteur, sur vos propres documents.

5. Notre formation : le déroulé des sept heures

Début d'une session de formation HACCP animée par OAFormation à Lyon
Une session en cuisine, avec l’équipe au complet et son propre matériel.

Sept heures sur une journée, dans vos locaux, avec votre équipe et votre matériel. Le format peut être fractionné en deux demi-journées de 3 h 30 pour ne pas désorganiser un service.

Nous arrivons avant le groupe, nous regardons la cuisine, les enceintes froides et les documents existants. La journée se construit sur ce que nous avons vu, pas sur un support générique. C’est ce qui fait qu’une équipe suit jusqu’au bout au lieu de subir.

Douze participants au maximum. Au-delà, plus personne ne pose de question — et la question qu’on ne pose pas est celle qui coûte cher six mois plus tard.

SéquenceContenu
Matin — 1re partieLes dangers et les publics sensibles : microbiologiques, chimiques, physiques, allergènes. Les toxi-infections alimentaires collectives, comment elles surviennent réellement en collectivité et ce qui se passe après un signalement.
Matin — 2e partieLe cadre réglementaire : règlement (CE) n° 852/2004, arrêté du 21 décembre 2009, obligations de déclaration et d’agrément. Ce que la DDPP regarde en premier, grilles d’inspection à l’appui.
Après-midi — 1re partieLe plan de maîtrise sanitaire appliqué à votre établissement : bonnes pratiques d’hygiène, marche en avant, plan de nettoyage, plats témoins, traçabilité, liaison chaude et liaison froide, durées de vie.
Après-midi — 2e partieEGalim et information des convives. Gestion des non-conformités et actions correctives. Mise en situation sur vos propres documents et vos propres enregistrements.

Évaluation : questionnaire en fin de session et mise en situation pratique. Sanction : attestation de fin de formation individuelle, portant nos numéros d’enregistrement. Délai d’accès : selon disponibilité, généralement sous trois à six semaines après validation du programme.

6. Pour qui, où, à quel tarif

PublicCas d’usage courant
Restauration scolaire et périscolaireCantines municipales, cuisines centrales, offices de réchauffage
EHPAD et établissements de santéÉquipes de cuisine et personnel de service, textures modifiées
Crèches et multi-accueilsPréparation sur place, biberonnerie, transmission des consignes
Restaurants d’entreprise et d’administrationSelf, liaison froide, prestataires et régies
Foyers, centres de loisirs, structures associativesÉquipes mixtes de bénévoles et de salariés
ModalitéDétail
Durée7 heures sur une journée, ou 2 × 3 h 30
LieuEn intra, dans vos locaux
Effectif12 participants au maximum
Tarif900 € net de taxe pour le groupe, frais de déplacement inclus sur la métropole de Lyon. Devis au-delà.
FinancementsNon éligible au CPF. Prise en charge possible par l’OPCO (AKTO, Uniformation), l’ANFH pour la fonction publique hospitalière, le CNFPT pour la fonction publique territoriale, ou directement par la collectivité ou l’établissement employeur.
AccessibilitéÉtablissement et supports adaptables. Contactez-nous en amont pour étudier les aménagements nécessaires.

OAFormation n’est pas assujettie à la TVA sur les actions de formation professionnelle continue : les tarifs indiqués sont nets de taxe.

Ce que nous ne faisons pas

Nous ne rédigeons pas votre plan de maîtrise sanitaire pendant la journée de formation — c’est un autre travail, et il se facture séparément. Nous ne signons aucun document attestant d’une conformité que nous n’avons pas vérifiée. Et si, en arrivant, nous constatons que votre besoin réel est une remise en conformité plutôt qu’une formation, nous vous le disons avant de commencer.

Décrivez-nous votre établissement, nous construisons le programme.

Nombre d’agents, type de liaison, public accueilli, date envisagée. Nous revenons vers vous avec un déroulé adapté et un devis — ou avec la raison pour laquelle cette formation n’est pas ce qu’il vous faut.

06 18 42 82 53 contact@oaformation.com

7. Nos agréments

Certification Qualiopi au titre des actions de formation

Certification qualité délivrée au titre des actions de formation. Marque nationale déposée par l’État, contrôlée par un organisme certificateur accrédité.

RéférenceNuméro
Enregistrement hygiène alimentaireArrêté préfectoral n° 2026/02-15 du 11 février 2026, modifié par l’arrêté n° 2026/06-36 du 12 juin 2026
Agrément permis d’exploitationArrêté préfectoral du Rhône n° 69-2024-10-08-000003
Certification qualitéQualiopi n° 21800428-O-A-F
Déclaration d’activitéN° 82691332369, préfet de région Auvergne-Rhône-Alpes

Questions fréquentes

La formation hygiène de 14 heures est-elle obligatoire en restauration collective ?

Non. L’obligation des 14 heures issue du décret n° 2011-731 vise la restauration commerciale. En restauration collective, c’est le règlement (CE) n° 852/2004 qui impose que le personnel manipulant des denrées reçoive une formation en matière d’hygiène adaptée à ses tâches. Aucune durée n’est imposée — mais l’absence totale de formation, elle, est relevée en contrôle.

Combien de temps faut-il conserver les plats témoins ?

Au minimum cinq jours après la dernière consommation du plat, en portions de 80 à 100 g, conservées entre 0 et 3 °C, identifiées et datées. C’est la règle de l’arrêté du 21 décembre 2009, et la réponse « trois jours » que l’on entend souvent est erronée.

Faut-il un agrément sanitaire pour une cuisine centrale ?

Dès lors que vous livrez des repas vers d’autres sites, oui : agrément sanitaire, ou dérogation à l’agrément si vous restez sous les seuils de quantité et de distance prévus. Si toute votre production est consommée sur place, une déclaration d’activité auprès de la DDPP par formulaire Cerfa n° 13984 suffit.

Qui faut-il former dans l’établissement ?

Toute personne qui manipule des denrées, à un niveau adapté à son poste : cuisine, plonge, service, entretien des locaux, agents polyvalents. En pratique, former le seul responsable de cuisine crée un point de fragilité — c’est lui qui part en congés au moment du contrôle.

Cette formation est-elle éligible au CPF ?

Non. C’est une action de formation à l’initiative de l’employeur, non inscrite au répertoire national des certifications professionnelles. Les financements mobilisables sont l’OPCO, l’ANFH pour la fonction publique hospitalière, le CNFPT pour la fonction publique territoriale, ou le budget de l’établissement.

Pouvez-vous intervenir en dehors des heures de service ?

Oui. Le format 2 × 3 h 30 existe précisément pour ça, et nous intervenons régulièrement en début de matinée ou en fin de service pour ne pas désorganiser la production. Dites-nous vos contraintes horaires en amont du devis.

Traitez-vous EGalim dans cette formation ?

Oui, dans la seconde partie de l’après-midi : seuils d’approvisionnement, information annuelle des convives, menu végétarien en scolaire, contenants plastiques, gaspillage alimentaire — et surtout ce que ces obligations changent concrètement dans vos fiches techniques et votre plan de maîtrise sanitaire.

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Olivier Aubrun — plus de 25 ans en exploitation CHR, formateur en hygiène alimentaire et permis d’exploitation à Lyon. Intervient pour la CCI et la CMA Auvergne-Rhône-Alpes. Conseiller au conseil de prud’hommes de Lyon.